Pourquoi la guerre des frais sur les ETF CAC40 redevient décisive en novembre 2025
Après une rentrée marquée par la volatilité boursière, la compétition autour des frais sur les ETF CAC40 connaît un nouveau tournant décisif en novembre 2025. Alors que l’indice CAC 40 évoluait proche de ses sommets historiques, les principaux émetteurs ont lancé une nouvelle vague de réductions de frais, transformant ce critère en facteur clé de performance pour tous ceux qui souhaitent investir en bourse dans de bonnes conditions.
La raison est simple : même une différence de 0,1 % sur les frais de gestion annuels peut peser lourdement sur la rentabilité d’un placement sur un horizon de 10 à 15 ans. Sur un PEA ou un CTO, l’effet boule de neige des frais réduits se traduit concrètement par des milliers d’euros d’économies à long terme. Cette dynamique de guerre des prix a été relancée par plusieurs acteurs, dont Xtrackers et Amundi, suivis de près par Lyxor, qui alignent désormais certains de leurs ETF CAC40 à des frais plancher allant jusqu’à 0,20 % (source : Sinvestir).
Cette rupture de compétitivité ne se contente pas d’accroître l’attrait des ETF sur le marché français : elle pousse aussi les épargnants à réévaluer leur approche des investissements en bourse et à se tourner davantage vers la comparaison active des offres. Davantage encore que la performance brute de l’indice, ce sont désormais les détails des frais et l’optimisation fiscale qui déterminent le rendement net final, une réalité à ne plus négliger pour les investisseurs exigeants.
Nouveau classement des ETF CAC40 : les vainqueurs de la guerre des frais
L’automne 2025 a été le théâtre d’une nouvelle salve d’annonces des grandes maisons d’ETF, qui a bouleversé la hiérarchie habituelle des supports investissant sur le CAC 40 accessibles via comment investir en bourse sur un PEA ou un CTO. Désormais, trois ETF dominent par leurs frais planchers de 0,20 % :
| ETF CAC 40 | Code ISIN | Frais de gestion annuels | Éligibilité |
|---|---|---|---|
| Xtrackers CAC 40 UCITS ETF 1D | LU0322250985 | 0,20 % | PEA |
| Amundi CAC 40 UCITS ETF DR EUR | FR0013412285 | 0,20 % | PEA & CTO |
| Lyxor CAC 40 (DR) UCITS ETF | FR0007052782 | 0,20 % | PEA & CTO |
(Sources : Checkmonplacement, Investissements Faciles)
À l’opposé, certaines références historiques comme BNP Paribas Easy CAC 40 ETF ou encore HSBC CAC 40 ETF peinent à suivre ce mouvement. Des frais supérieurs à 0,25 % ou un manque de réactivité lors des révisions peuvent rapidement creuser l’écart de performance nette pour les investisseurs sur la durée. Attention toutefois à l’effet d’annonce : certains nouveaux ETF affichent des frais bas pour attirer, mais de nombreux paramètres (liquidité, spread, capacité à bien répliquer l’indice) restent essentiels pour qu’un ETF tienne ses promesses.
Cet effet de levier des frais bas réactive le débat physique/synthétique, déjà abordé dans cette analyse. Il ne faut donc pas céder trop vite aux sirènes du « moins cher », mais pousser la réflexion au-delà de la simple fiche signalétique.
Faut-il arbitrer ses anciens ETF? Avantages, risques et bonnes pratiques
La tentation de vendre ses anciens ETF au profit des nouveaux à frais réduits est forte, surtout dans un contexte où la compétition entre émetteurs fait baisser les tarifs à 0,20 %. Pourtant, arbitrer n’est pas toujours la réponse idéale pour chaque investisseur souhaitant optimiser ses placements financiers sur PEA ou CTO.
Simulation d’économie : Sur un portefeuille de 25 000€ investi 15 ans, une différence de 0,10 % de frais de gestion (passer de 0,30 % à 0,20 %) équivaut à une économie qui peut dépasser 1 600€ sur cette période (calcul basé sur une croissance annuelle moyenne de 6 %). Ces gains sont encore plus substantiels si vous optez pour la capitalisation des dividendes.
Cependant, plusieurs facteurs doivent entrer en ligne de compte :
- Frais de transaction : Acheter et vendre des ETF implique des frais de courtage entre 0 et 0,5 % par mouvement selon le courtier, qui peuvent grignoter la rentabilité à court terme (source).
- Fiscalité : Sur le PEA, vendre puis racheter des ETF ne déclenche pas immédiatement d’imposition si le plan a plus de 5 ans. En revanche, sur CTO, chaque arbitrage génère une fiscalité sur les plus-values et potentiellement sur les dividendes (détail ici).
- Nature de l’ETF : Certains ETF capitalisants conviennent mieux sur PEA pour reporter la fiscalité, néanmoins les ETF distribuants sont parfois préférés pour optimiser un flux de revenus.
En conclusion, le choix d’arbitrer ses ETF doit s’appuyer sur une analyse de la performance nette, des coûts annexes et des objectifs personnels. Pour des simulations et cas concrets détaillés, voyez également le comparatif fiscalité/frais PEA vs CTO.
Pièges à éviter avant de modifier son portefeuille d’ETF CAC40
Si la chasse aux frais sur les ETF CAC40 est essentielle, elle ne doit jamais rendre aveugle face à l’ensemble des coûts et caractéristiques qui impactent vos investissements en bourse. Certains pièges, parfois invisibles, peuvent réduire voire annuler le bénéfice d’une migration vers un ETF moins cher.
- Le spread (écart achat/vente) : Les ETF très liquides, généralement bien capitalisés, présentent des spreads réduits (0,05 % à 0,15 % sur le CAC40 – voir Boursorama), alors que les nouveaux entrants ou ceux affichant des volumes insuffisants peuvent être pénalisés par des spreads élevés, augmentant le coût d’entrée et de sortie.
- La tracking difference : C’est l’écart entre la performance réelle de l’ETF et celle de l’indice CAC40. Un fonds peut afficher de faibles frais mais présenter un retard récurrent sur la performance de référence, impactant votre rendement (source).
- Liquidité réelle : Au-delà des coûts affichés, la facilité avec laquelle on peut acheter ou vendre de gros volumes sans influencer le prix est cruciale, notamment pour les gros portefeuilles.
- Nature physique vs synthétique : L’apparente similitude des frais demande de consulter des analyses telles que ce comparatif, car certains ETF synthétiques comportent des risques contrepartie ou fiscaux sous-estimés lors de la sélection.
Gardez à l’esprit que « moins cher » n’est pas toujours « plus performant », surtout sur les long termes. Le saviez-vous : au-delà des frais visibles, bien d’autres paramètres jouent sur la performance réelle d’un placement CAC40, comme le montrent les points d’alerte sur les spreads et flux cachés.
Conclusion : Baisser les frais, une révolution qui change la donne pour les investisseurs
La nouvelle guerre des frais sur les ETF CAC40, loin d’être une déclaration d’intention marketing, entraîne une transformation profonde du paysage pour tous ceux qui envisagent de investir en bourse débutant ou confirmés. Avec des frais standards passant à 0,20 %, la rentabilité sur le long terme s’améliore sensiblement, à condition de rester vigilant sur les autres composantes des ETF et d’ajuster le choix à sa situation (PEA ou CTO, capitalisant ou distribuant).
L’enjeu n’est plus de trouver « le » bon ETF, mais de combiner frais réduits, bonne réplication de l’indice et adéquation avec ses objectifs de placements financiers. Pour aller plus loin sur la stratégie à adopter ou les pièges à éviter, d’autres ressources internes comme le choix d’ETF pour maximiser ses dividendes en 2025 ou le décryptage complet de la guerre des frais éclaireront vos arbitrages.
À la veille de 2026, l’innovation concurrentielle lancée sur le créneau des ETF CAC40 promet de s’intensifier, notamment sur l’intégration de critères ESG ou l’internationalisation des offres. Adopter une veille active sur ces évolutions et s’informer régulièrement reste le meilleur moyen de réussir ses investissements en bourse dans un univers en mutation rapide.